E-mail:

Tél: + 33 6 72 28 77 21
+ 33 6 63 44 93 49
Ju-Jitsu
En Français

Débats


Infos-Inter
agence internationale de presse

Texte en français

L’interview à maître Stefano Surace
par « FranceJudo » (suite)

« Cible 28 » par exemple, sous le titre «Le Ju Jitsu Butokukai: le ‘must’ de la self défense», écrivit « Dans le contexte actuel, où l’on assiste à un regain d’intérêt pour ce type de pratique, les fédérations officielles elles-mêmes sont à la recherche d’une méthode qui puisse répondre aux besoins exprimés par leur base. En ce sens, des contacts ont été pris entre M. Surace et la Fédération officielle de Judo (FFJDA) et le ju jitsu du Butokukai pourrait donc ainsi, dans un proche avenir, devenir une composante de cette fédération, voire la référence en matière de ju jitsu ».

Or, à ce point MM. Rougé et Domagata auraient dû sentir le devoir de partager, et avec entrain, ce projet qui résolvait cette série de problèmes qui s’étaient enchaînés, en une sorte de spirale perverse, dans la FFJDA.

Au contraire ils firent l’erreur capitale – lourde de conséquences désastreuses pour la FFJDA - de protester indignés pour cette… « imposition » du ministère !

Et ne pouvant pas nier la fausseté de leur « Ju-Jitsu », ils assurèrent formellement qu’ils étaient juste en train d’en mettre au point un autre, très performant celui-ci.

Hélas, le résultat fut pire que le précédent : ce Ju-Jitsu « performant » n’étant qu’une succession de karaté sportif et de judo… Et la volatilisation des jeunes et des adultes se fit encore plus massive.

Si bien que Rougé et Domagata ne trouvèrent rien de mieux, pour
« compenser » cette perte ultérieure de licences, que de recruter même les gamins de… 3 ans !

A ce point la FFJDA touchait vraiment le fond : les jeunes et les adultes étant écroulés dramatiquement à… 25 % du total, le 75% restant étant des enfants !

Et cela tout simplement parce que le duo Rougé-Domagata n’avait pas voulu remplacer leur « Ju-Jitsu » bidon par le nôtre…

De plus l’exode des jeunes avait compromis aussi la relève des compétiteurs de Judo entre temps « vieillis », ce qui amena aussi une baisse verticale de résultats dans les compétitions internationales de Judo.

Evidemment tout cela suscita de fortes critiques à l’encontre de Rougé au sein même de la FFJDA, mais la solution fut très simple : toute une série de dirigeants qui n’appréciaient pas ces situations se virent éliminés comme des malpropres : Fabien Canu, Stéphane Traineau, Yves Delvingt, François Fournier.

Entre temps, nous continuions nos activités, bien que MM. Rougé et Domagata, me voyant comme une sorte d’épée de Damoclès suspendue sur leurs têtes, avaient tenté l’impossible pour les « bloquer », avec pressions de tout genre auprès un large éventail d’autorités qui par contre, connaissant la situation, leur avaient opposé une fin de non recevoir.

On avait même assisté à un phénomène assez ahurissant : depuis certains forums sur Internet partaient des avalanches d’insultes contre moi-même et notre Ju-Jitsu…

Avec le résultat que ces insultes, visiblement débiles, ne faisaient que stimuler la curiosité de ceux qui les lisaient, qui venaient donc nombreux à assister à nos cours… et pour la plupart s’y inscrivaient.

Environ 20% de nos élèves viennent en fait de là…

Entre autre, les auteurs de ces insultes se sentaient courageusement protégés par l’anonymat, mais il ne fut pas difficile de les identifier.

En outre on assista au fait que le quotidien « Le Parisien » fit paraître un article sur moi-même farcis de mensonges… Avec le résultat que son directeur, un rédacteur et son éditeur se sont vus condamnés pour diffamation, avec jugement définitif et exécutoire.

Nos activités se développaient donc vigoureusement pendant ces années, où entre autre nous avons organisé deux autres éditions de la Coupe du monde WBI en 1997 à Vincennes (dans le cadre du Salon des arts martiaux patronné par « Karaté-Bushido ») et en 2004 à Paris, aux Arènes de Lutèce, dont le Comité d’honneur était présidé par le Ministre français des sports Jean-François Lamour et comptait les plus illustres maîtres de Ju-Jitsu du monde, presque tous les 10e dan actuellement existants.

Ce dont Rougé et Domagata ne pouvaient même pas rêver, les grands maîtres de Ju-Jitsu étant bien loin de les cautionner.

Coupe du Monde dont se sont fait vivement l’écho les télévisions de différents pays et la presse écrite spécialisée et d’actualité, avec des reportages en 7 langues diffusés dans une vingtaine de pays.

Les choses étant ainsi, la position de Rougé et Domagata était devenue bien précaire, leurs agissements ayant produit des dommages de taille.

Alors certaines autorités sportives et politiques essayèrent de leur tendre une perche, en les «encourageant » à se rencontrer à nouveau avec moi.

Mais on était désormais en 2005, c'est-à-dire pas moins de 13 ans après la rencontre précédente qui, à cause de la bêtise des deux, avait marqué le début du désastre de la FFJDA… 13 ans pendant les quels ils en avaient fait, nous l’avons vu, de toutes les couleurs.

Bon, cette nouvelle rencontre de 2005, et ce qui s’ensuivit, n’est que de la chronique récente bien connue : je testai à l’INSEP Domagata et ses élèves et, en essayant de les aider, je leur expliquai verbalement, et noir sur blanc, pourquoi ce qu’ils faisaient était bien loin du Ju-Jitsu.

Mais le bon Rougé, au lieu de saisir cette deuxième perche qu’on lui avait tendue, totalement paumé sous l’emprise d’une rage incontrôlable contre ce méchant maître Surace, source de ses malheurs, ne trouva rien de mieux qu’envoyer en catimini à certaines autorités des faux « signalements » sur moi…

En tombant ainsi dans la position peu confortable de devoir en répondre en justice.

Décidément le QI, si on ne l’a pas, on ne peut pas se l’inventer…

Avec cela, il avait emprunté en fait le chemin malheureux déjà parcouru par le directeur du « Parisien », qui s’était trouvé justement condamné pour diffamation pour avoir eu, lui aussi, la bonne idée de diffuser des mensonges sur moi.

à cela près que la position de Rougé apparaît bien plus grave que celle dudit condamné, ses mensonges ayant été adressés spécifiquement à des autorités compétentes, si bien qu’on sort du domaine de la simple diffamation pour tomber dans celui bien plus grave de la dénonciation calomnieuse, qui prévoit une peine de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euro d'amende.

Conclusion, en résumant ce qui précède, l’acharnement du couple Rougé-Domagata pour empêcher l’adoption par la FFJDA de notre Ju-Jitsu (contre la volonté du ministère et les aspirations d’efficacité plus que légitimes de la base) a engendré une véritable spirale de désastres pour cette fédération.

A savoir la volatilisation des effectifs jeunes et adultes, avec perte massive de licences « compensée » par ce recrutement insensé d’enfants avec transformation de la plupart des dojos en garderies, ce qui a favorisé prévisiblement des infiltrations de pédophilie et conséquent grave préjudice immérité pour l’image des profs et du Judo français… Voire l’écroulement des résultats dans les compétitions internationales de Judo, faute de jeunes qui prennent la relève, et le refus de la police et de la gendarmerie d’adopter leur… « Ju-Jitsu officiel ».

On dirait que ces deux messieurs ont déjà fait assez de dégâts pour que les autorités du secteur les affectent à des tâches plus adaptées à leurs ahurissantes caractéristiques…

Bon. A ce point je suppose que, pour compléter le résumé de mon parcours martial, je dois ajouter mon palmarès…

Je précise tout de suite qu’il ne s’agit pas d’un palmarès « sportif » mais, dans la stricte tradition du Ju-Jitsu, d’affrontements réels auquels j’ai dû faire face, notamment pendant mes activités de journaliste d’enquêtes.

Je me bornerai à citer ceux qui sont déjà connus, car reportés par les médias.

Voyons.

En 1963 la reine Elisabeth d’Angleterre avait débarqué à Naples de son yacht personnel, le «Britannia», pour se rendre à Rome en visite officielle au président de la République italienne, M. Gronchi.

A Naples étaient restés les marins de son yacht, que la presse décrivait comme des braves particulièrement redoutables. Ils étaient, entre autres, les gardes du corps de la souveraine, lorsqu’elle était à bord.

Se trouvant en permission, ils se promenaient en groupe bruyant dans les rues du centre ville, la nuit.

Mais c’était sans compter avec ces terribles gamins napolitains, connus sous le nom de scugnizzi.

L’un d’eux crut bon de passer un chiffon sale sur la figure de l’un de ces marins, histoire de rigoler. Furieux, le marin se lança à sa poursuite.

Je me promenais paisiblement, après avoir dîné dans le restaurant «Ciro a Santa Brigida» avec des comédiens (à l’époque je m’occupais aussi de critique des spectacles) lorsque je me trouvai sur la trajectoire de ce marin. Le choc fut inévitable. Surpris, je le bloquai.

L’Anglais, d’une force herculéenne, essaya de m’étrangler par ma cravate ; je m’en libérai avec une projection en sutemi, doublée d’une série d’atemis qui le laissèrent k.o.

L’épisode fit d’autant plus de bruit qu’un fourgon de police, qui passait par hasard juste à ce moment, embarqua les marins anglais (pratiquement la totalité du fidèle et redoutable équipage de la reine) et les mit en taule.

Cela produisit une sorte d’incident diplomatique, immédiatement étouffé. Seuls quelques journaux relatèrent brièvement l’épisode. L’un d’eux intitula son article « Dure leçon d’un confrère au gorille de la reine ».

En 1970, pendant une enquête de presse dans le « brûlant » port de Naples, je fus agressé par un docker de 150 kilos, armé d’une chaise. Je le neutralisai avec une esquive et une touche à un point sensible. Tout le port resta étonné que son champion ait pu être battu par un «intellectuel» à l’allure si paisible.

Cet épisode me rendit si populaire dans ce port, que les marins et les dockers me voulurent président d’un de leurs syndicats.

1964. Toujours à Naples, une vingtaine de marines américains de la base OTAN de Bagnoli, à deux heures du matin et en plein centre ville, étaient en train de soumettre un marin, lui aussi américain mais de type asiatique, à une sorte de lynchage rituel (c’était l’usage, à l’époque).

Je sortais en ce moment du journal (à l’époque les quotidiens « bouclaient » au petit matin) et j’intervins en arrivant à arrêter le lynchage tout juste le temps que l’un de mes collègues courre à appeler en renfort des citoyens de bonne volonté, qui dispersèrent les marines.

1975. Pendant une enquête dans une prison, je fus agressé par un «commando» de 5 tueurs armés de couteaux et de matraques. J’en désarmais trois et tins les autres à distance, m’en tirant d’affaire avec deux coupures superficielles.

Les prisonniers, vu cette agression contre un journaliste qui venait s’intéresser à leur situation, se livrèrent à une protestation en ma faveur qui dégénéra en révolte.

Cela en Italie.

En France a fait du bruit l’article du quotidien « Le Parisien » que j’ai déjà cité.

Il affirmait que j’avais brutalisé deux gardiens de gymnases, qui par conséquent avaient été hospitalisés avec des longs arrêts de travail.

Ce qui avait été lu, à vrai dire, avec étonnement par ceux qui connaissent ma non violence.

En réalité ces affrontements avaient eu lieu effectivement (dans le deuxième cas j’étais âgé de 71 ans et je pesais 73 kilos, et l’autre avait une trentaine d’années de moins, pesait une quarantaine de kilos de plus, était super-musclé et faisait du karaté « très poussé »).

Et les deux – qui en vérité n’étaient pas des champions de politesse - avaient été effectivement hospitalisés, tandis que je n’avais eu même pas une égratignure.

Mais les choses ne s’étaient pas passées exactement comme racontées par « Le Parisien », ainsi qu’établi par la magistrature.

En réalité il résulta que, dans leurs tentatives de m’agresser, ces deux gardiens… s’étaient fait mal tout seuls.

Et pour le premier des deux, j’avais dû moi-même lui empêcher se faire encore plus mal, en l’immobilisant au sol.

« Cela arrive, lorsqu’on agresse un maître de Ju-Jitsu» fut le commentaire d’un bon esprit.

Et le directeur, un rédacteur et l’éditeur du Parisien se virent justement condamnés pour diffamation, avec jugement définitif et exécutoire.

Et les autres gardiens des gymnases parisiens, une fois cette histoire éclaircie par la magistrature, tinrent nombreux à me manifester leur sympathie la plus vive.

Voilà pour ce qui concerne mon « palmarès »… En me bornant, je répète, à des épisodes déjà largement connus, car reportés par la presse.

2 - France-Judo : Etes-vous solidaire des propos tenus par l’agence internationale de presse InfoInter ?

Maître Surace : Infos-Inter n’a fait qu’appliquer scrupuleusement son droit-devoir d’informer le public (et donc aussi les autorités) sur des questions d’intérêt général, ce qui est précisément la fonction essentielle du journalisme dans un pays démocratique, qui justifie même la liberté de presse.

D’ailleurs ce n’est pas étonnant, vu que par exemple le prestigieux Institut d’Histoire des Médias de l’université de la Sorbonne a indiqué publiquement l’équipe de Infos-Inter comme modèle pour toute la presse d’objectivité, précision et profondeur d’information.

3 - France-Judo : On vous reproche des raccourcis faciles, notamment en faisant des amalgames entre les professeurs de judo et les pédophiles, n’est ce pas indigne du journaliste professionnel que vous êtes ?

Maître Surace : Ce qui est indigne est qu’on puisse affirmer que je fais un…
« amalgame entre les professeurs de Judo et les pédophiles », mon estime pour les profs de Judo étant bien connue.

Tous les profs de judo que j’ai connus (et ils sont nombreux) sont des personnes très dignes.

D’ailleurs l’essor de notre organisation est dû en grande partie à des profs de Judo qui, ayant compris d’emblée la valeur de notre Ju-Jitsu, se sont mobilisés pour nous faire avoir la plupart des salles que nous utilisons, et plusieurs sont devenus mes élèves et maintenant même des cadres de notre structure.

On peut affirmer que les profs de Judo – je l’ai déjà dit - sont pour le 99,99 % très corrects. Et cela rend encore plus grave le fait que leur image ait pu être compromise parce que M. Rougé - d’abord, je répète, en tant que directeur technique national, ensuite directeur administratif et actuellement président de la FFJDA - a créé des conditions qui, bien prévisiblement, ont permis à des pédophiles d’agir dans le Judo français.

J’ai vu que ces remarques de « faire un amalgame etc. etc. » ont été adressées aussi à « Infos-Inter », évidemment faute de savoir lire le français, vu que cette agence, dans ses reportages, a affirmé on ne peut plus clairement qu’ « il s’agit sans doute d’un phénomène affectant une partie très limitée, voire infime, de profs et de dirigeants » s’agissant d’une catégorie « constituée en réalité, dans son écrasante majorité, d’éléments propres et très méritants, souvent même bénévoles, qui donnent le meilleur d'eux-mêmes à cette discipline sportive ».

En ajoutant aussi un commentaire assez pertinent :

« Les profs et les dirigeants de Judo peuvent donc remercier M. Rougé, et sa vive attirance pour l’argent de l’Etat, qui l’a fait passer irresponsablement outre à une prudence élémentaire, avec des conséquences si désastreuses pour l’image du Judo et de ses professeurs, ainsi que pour certains malheureux gamins ».

4 - France-Judo : Vous clamez le manque de réalisme du Jujitsu FFJDA, pourtant certaines de vos techniques comme « la toupie en distribuant des gifles » semblent totalement inefficaces et suicidaires puisqu’elles exposent le dos ?

Maître Surace : Ceux qui s’étonnent de ces mouvements n’ont manifestement aucune idée des affrontements en situations réelles, qui par contre intéressent spécifiquement le Ju-Jitsu.

Ces affrontement sont provoqués en général soit par un seul adversaire qui se sent physiquement ou techniquement plus fort ou est armé, soit par plusieurs adversaires qui normalement encerclent l’agressé, pouvant ainsi l’attaquer de tous les côtés.

Dans ce deuxième cas l’agressé se trouve constamment avec son dos tourné vers quelques agresseurs, dos qui devient automatiquement le cible préféré par ces derniers, étant entre autre en dehors de l’arc visuel de l’agressé, vu qu’on n’a pas un… troisième œil derrière la tête.

Il n’est donc pas étonnant que le Ju-Jitsu authentique ait développé des techniques et des enchainements très sophistiqués visant non seulement à protéger efficacement le dos, mais à profiter des attaques au dos pour déstabiliser l’agresseur et même le mettre KO.

Cela aussi par des déplacements qui peuvent apparaître à peu près circulaires, mais c’est moins simple que cela (ce que tu appelles « toupies »…) qui permettent à l’agressé de visualiser constamment tous les agresseurs et à créer autour de lui un espace où s’aventurer devient plutôt risqué et décourageant.

Et l’une des techniques les plus efficaces pour protéger son dos et contrer les attaques qui le visent est, par exemple, l’ushiro-geri direct aux genoux, qui est d’ailleurs l’un des coups les plus redoutables de la savate traditionnelle, et qui pas par hasard est interdit dans tous les sports de combats pour ses effets souvent dévastateurs.

D’autant qu’à cet ushiro-geri peuvent être liés plusieurs types d’enchaînement, par exemple en le faisant suivre instantanément par un shuto renversé à la figure (atemi interdit lui aussi dans pratiquement tous les sports de combat).

Or, certaines de ces techniques et mouvements efficaces contre plusieurs adversaires, le sont à plus forte raison contre un seul.

Et donnent un avantage étonnant sur ceux qui sont formés aux combats linéaires contre un seul adversaire, comme normalement dans les sports de combat.

Et cela est constaté tout de suite par les pratiquants avancés d’autres arts martiaux ou sports de combats qui viennent chez nous se confronter, et voient qu’avec leurs actions « linéaires » ils manquent cruellement de moyens d’empêcher à mes élèves de les toucher comme ils le veulent.

Après quoi, logiquement, ils s’inscrivent à nos cours.

Il suffit de regarder comment mon élève Mathieu Nicourt, auquel je venais de donner la ceinture noire 1er dan après un an et 7 mois de pratique - ce qui était normal aussi dans les vieilles écoles de Ju-Jitsu, le 1er dan indiquant tout simplement qu’il ne s’agissait plus d’un débutant - a obligé à s’incliner d’abord un 4e et un 3e dans de karaté, pratiquant depuis des années et formés au Japon, en utilisant exclusivement ce que tu appelles « toupie » et l’enchainement ushirogeri-shuto renversé…

Et ensuite (en utilisant encore systématiquement la… « toupie ») aussi leur maître japonais 8e dan du Shito-ryu Shutokai, 6e dan de la française FFKAMA, et ancien capitaine de l’équipe de Karaté de l’université d’Osaka, bien plus lourd que lui et dans le plein de sa forme…

Les faits sont là, durs comme les pierres.

D’ailleurs ceux qui connaissent vraiment le Judo en profondeur savent que maître Jigoro Kano, dans la toute dernière période de sa vie, s’était appliqué à étudier ces mouvements circulaires dont il avait eu vent, mais que les écoles de Ju-Jitsu du Butokukai se gardaient bien, et pour cause, de lui livrer.

Il essayait donc d’y remonter tout seul, sur la base de ce qu’il avait pu entrevoir, et en tira même un kata, l'Itsutsu-no-kata, qualifié aussi de « kata inachevé » (maître Kano n’ayant pu poursuivre sa recherche étant décédé entre temps) pour lequel il tint à souligner qu’il exprimait certains principes fondamentaux du Ju-Jitsu : mobilisation de l'énergie par la force centripète, vide, résistance, alternance.

Quant à ce que tu appelles « gifles » il est évident que, dans les combats d’entrainement ou de compétition sans protections, on ne peut pas lancer des atemis dévastateurs…

Et pourtant s’entrainer à ces combats est essentiel en Ju-Jitsu, certains reflexes indispensables ne pouvant être acquis qu’en les pratiquant.

Si bien qu’à la place de certains atemis on lance, par exemple, ces « gifles » qui ont tout simplement la fonction de prouver que l’adversaire n’a pas su protéger son visage et donc les nombreux point sensibles et vitaux qui s’y trouvent (yeux, base du nez, gorge, menton, tempes et encore) ce qui, en situation réelle, serait très dangereux.

Ces « gifles » apprennent donc, en entrainement, à protéger son propre visage et, en compétition, celui qui en reçoit une est pénalisé par l’attribution d’un point à l’adversaire.

Il est évident que, en cas d’agression réelle, ces « gifles » deviennent des atemis (shuto, aito, nukité, teicho, tsuki, etc.) avec des effets bien différents, visant toutefois normalement à choquer un instant l’agresseur pour pouvoir lui appliquer une technique qui le bloque sans le blesser grièvement.

Car, à un certain niveau, le Ju-Jitsu ne permet pas seulement de se défendre, mais aussi de le faire sans produire à l’agresseur des dégâts physiques importants, sauf évidemment en cas extrêmes.

Si bien que cet art martial sorti du moyen âge japonais est très actuel pour la société moderne, évitant entre autres des conséquences judiciaires.

Si en fait on blesse grièvement ou à la limite on tue, on devra ensuite en répondre en justice… Et il n’est pas toujours aisé de prouver qu’on était en état de défense légitime, car soit il n’y avait pas de témoin, soit les témoins se sont « volatilisés » ou sont liés à l’agresseur, soit il sont malhonnêtes…

En tous cas, on est à la merci de témoins pas toujours fiables.

Etre capable de bloquer un agresseur sans le blesser met donc à l’abri de ces conséquences fâcheuses.

Certes ce critère de neutraliser, sans lui produire des dommages sérieux, même un agresseur qui vise à te tuer, est déjà en soi un concept philosophique profond, qui va bien au-delà du critère de défense légitime.

En fait les arts martiaux japonais à un certain niveau ont, je l’ai déjà dit, un code, le « Bushido », dont l’une des règles principales est Jin, bienveillance envers l’humanité.

Certes il faut avoir les moyens pour l’appliquer, et le Ju-Jitsu Butokukai en donne d’efficaces…

5 - France-Judo : Lors de mon BE, mon professeur de Jujitsu attachait un grand soin à son attitude et à sa tenue, se contentant modestement d’un deuxième Dan. Sur les vidéos, vous semblez dégager du dédain et de la suffisance pour vos partenaires, votre kimono est dans un état déplorable néanmoins vous arborez fièrement votre ceinture rouge, qu’en pensez vous ?

Maître Surace : Sans doute il est bien que le kimono soit propre et correct, mais il ne faut pas que cela soit un alibi pour cacher le manque de substance.

Je ne dis pas qu’il faut prendre exemple de Takeda Sokaku, l’énorme maître de JuJitsu (énorme non pas de taille physique, mais par sa compétence et son efficacité) qui se présentait même aux autorités en tenue presque de clochard et pourtant on lui professait un grand respect, sa tenue n’étant pas ce qui comptait…

A ce propos, je ne veux pas gâcher ni profaner tes souvenirs, auxquels tu restes compréhensiblement et humainement attaché, mais une confirmation de tout cela est justement ton prof qui te préparait, comme tu dis, en Ju-Jitsu pour le brevet d’Etat.

Il avait un kimono très propret mais, hélas, il ne savait rien de Ju-Jitsu, ne connaissant que celui bidon de la FFJDA…

Evidemment ce n’était pas de sa faute, n’étant que l’une des innombrables victimes (ainsi que, par conséquent, toi-même) de la fameuse arnaque.

Quant à moi, il est évident que tu fais allusion à une vidéo installée sur Internet dans un site, Youtube, sur lequel se sont lancés pleins d’espoir certains animés d’une grande envie de trouver quelques arguments pour nous critiquer, faute de mieux.

L’histoire de cette vidéo est pourtant assez simple. Pendant mes vacances d’été, il y a une douzaine d’années, l’un de mes élèves avait invité moi et ma fille Marina dans un manoir du 12e siècle dans le Lot-et-Garonne, qui organise des séjours touristiques-culturels.

Les dirigeants d’un club d’arts martiaux du coin, ayant su de ma présence, me demandèrent s’ils pouvaient me montrer ce qu’ils faisaient, vu qu’ils s’inspiraient, d’après eux, du Ju-Jitsu.

Evidemment j’y consentis, et ils firent leur démonstration dans une salle assez suggestive, bien qu’un peu en ruine, de ce manoir, sur un tatami qu’ils avaient amené.

Terminée leur démonstration, ils me demandèrent ce que j’en pensais.

En les voyant si motivés, je voulus leur donner quelques idées qui contribuent à les faire progresser.

Et, comme j’avais remarqué qu’ils exécutaient leurs techniques de façon, dans leur esprit, « parfaite », en bougeant dans ce but de façon rigide et contractée, je leur fis remarquer que les techniques sont tout simplement des modèles à pratiquer pour acquérir certain réflexes, mais que dans leur application concrète il faut être en mesure de les adapter rapidement aux situations, selon certains critères.

Car l’adversaire ne réagit pas toujours selon ce qu’on avait prévu, et pourtant il faut en tout cas le neutraliser instantanément par l'une ou l'autre des techniques qui le permettent, selon la situation qui se présente, et pas forcément par la technique que nous souhaitions au départ.

Et il faut savoir profiter du mouvement de l'adversaire même si l'autre ne porte pas vraiment un coup, par exemple en cas de feinte.

Le but est la neutralisation immédiate de l'adversaire, pas de faire la technique qui nous plait.

Car il ne s’agit pas d’aïkido ou d’un sport de combat, mais d'un art martial de survie.

Pour cela il faut s’habituer, dans les entraînements, à ne pas avoir une attitude rigide, mais décontractée, qui aidera à s’adapter à toute situation, et aussi à ne pas entraver sa propre respiration.

On peut certes partir avec l’intention d’effectuer une technique précise mais, face à une réaction imprévue de l’adversaire, il faut la remplacer par une autre appropriée même, par exemple, par un ou plusieurs atemis différemment appuyés, qui sont bien prévus et très importants en Ju-Jitsu.

Dans le Ju-Jitsu supérieur en fait l'atemi-waza est un ensemble de techniques et d’enchainements très subtils et efficaces, dont on peut même régler le niveau de violence selon les circonstances.

Je pensais même illustrer ces concepts avec quelques exemples pratiques, mais je n’avais pas amené avec moi mon kimono, et ils ne disposaient que d’un seul kimono propre à me prêter, les autres, utilisés dans leur démonstration, étant trempés de sueur.

Et ce kimono ils ne l’avaient pas utilisé car il n’était pas trop présentable, n’ayant pas été repassé…

Bon, vu que nous étions dans une ambiance conviviale je ne me formalisai pas, et mis ce kimono même s’il était aussi un peu petit par rapport à ma taille.

Et comme je n’avais pas non plus ma ceinture rouge, ils me donnèrent la plus
« haute » qu’ils avaient, blanche et rouge (en fait dans cette vidéo je n’ « arbore » pas « fièrement » une ceinture rouge, mais une blanche et rouge).

Après quoi je fis d’abord enlever leur tatami car, je précisai, il faut s’habituer à s’entrainer sur le sol dur, vu qu’en cas d’agression on ne peut pas aller chercher un tatami.

Et je leur fis remarquer que je n’avais fait aucun échauffement vu que, si quelqu’un nous agresse, on ne peut pas lui dire « attends, je dois
m’échauffer ».

Pour montrer pratiquement ce dont j’avais parlé, je demandai à mon élève de ne pas faire des attaques codifiées, mais des mouvements imprévisibles, pour que je puisse montrer la nécessité d’adaptation.

En outre je tins à adopter une attitude décontractée, même l’exagérant un
peu pour la rendre plus évidente (c’est l’attitude que tu prends pour…
« méprisante »).

Ces mouvements furent filmés par ma fille Marina et nous en donnâmes à ce club une copie, qui par la suite est évidemment tombée dans le site Youtube et on a essayé de l’utiliser, faute de mieux, pour y appuyer des remarques pleines de bonne volonté sur le kimono que je portais et sur mon attitude…

6 - France-Judo : Comment faites-vous pour organiser des compétitions alors que vos techniques sont censées être très dangereuses voire mortelles, n’y a-t-il pas de risque pour vos pratiquants qui combattent sans protections ?

Maître Surace : Nos techniques de Ju-Jitsu supérieur ne sont pas « très dangereuses voire mortelles » comme dicté par ton imagination… mais visent
à neutraliser sans blesser grièvement, sauf en cas extrêmes.

Dans nos combats on suit le critère qu’aucun réflexe, technique ou posture de protection ou d’attaque qui soit efficace en situations réelles ne doit être entravé, empêché ou faussé par le règlement ou l’arbitrage; à la condition qu’on l’applique sans porter atteinte physique grave à l’adversaire.

Et ce règlement a fait ses épreuves dans les 4 éditions de notre Coupe du monde WBI de Ju-Jitsu (1993, 1994, 1997, 2004) et tous les jours depuis 18 ans dans nos combats habituels d’entrainement.

Evidemment dans les combats d’entraînement ou de compétition on ne frappe pas le visage avec des atemis, en se bornant à ce que tu appelles « gifles » qui n’ont pour but que de prouver que l’adversaire n’a pas su protéger son visage avec ses nombreux points sensibles et vitaux, ce qui serait très grave en situation réelle.

Par conséquent en compétition celui qui subit une de ces « gifles » (parfois assez rudes) est pénalisé par l’attribution d’un point à l’autre.

C’est ainsi que nous avons obtenu le résultat que dans nos compétitions il n’y a pas pratiquement d’accidents, bien qu’aucune technique efficace dans la réalité n’y soit interdite, et bien qu’ils se déroulent de façon extrêmement dynamique et réaliste, sans protections sauf coquille.

Par contre, en cas d’agression réelle, les « gifles » deviennent des atemis (shuto, tsuki, aito, nukite, teicho, etc.) dont le niveau d’impact peut être proportionné à la situation.

En entrant davantage dans les détails, dans nos compétitions on vise à évaluer le plus fidèlement possible le niveau d’efficacité des réflexes des compétiteurs en cas de situations «réelles», «de combat total», «de survie».

C’est-à-dire face à un adversaire même beaucoup plus lourd et plus fort physiquement, et qui ne pose aucune limite à ses attaques.

Cela en créant des conditions de combat qui permettent d’évaluer la capacité :

- de protéger ses propres points sensibles et vitaux face aux attaques d’un adversaire de ce type.

- de s’opposer à un tel adversaire sur un sol normal (et donc sans tatami) par des techniques de neutralisation (clés, strangulations, projections, immobilisations appropriées etc.) et d’action sur les points sensibles qui ne portent pas d’atteintes graves à son intégrité physique.

Cela en conformité – je répète - à l’esprit Budo , valable aussi pour les situations réelles.

Je sais bien qu’une question qui tourmente pas mal d’organisateurs de compétitions est comment se rapprocher le plus possible des affrontements réels, mais sans porter grièvement atteinte à l’intégrité physique des compétiteurs.

Ce problème ressemble un peu à la quadrature du cercle, à cause des contradictions intrinsèques, apparemment insurmontables, qu’il comporte.

Ceux qui ont essayé de le résoudre ont suivi des voies différentes.

La première a été celle d’organiser des compétitions où «tous les coups sont permis» sur n’importe quelle partie du corps, sans limitation de violence. Ces tentatives se sont conclues normalement avec des accidents graves. On a été obligé d’arrêter ou on est tombé dans la clandestinité.

Une deuxième voie a été celle d’organiser des combats où on affichait toujours que tout y était permis (sauf s’arracher les yeux…) mais en réalité se déroulant avec des règles cachées au public, où la violence des coups sur les points vitaux devait être limitée, quoique simulée (Ultimate figthing, Vale Tudo, Ju Jitsu brésilien, Wrestling, etc).

L’existence de ces règles cachées est rendue évidente du fait, par exemple, qu’on n’y a jamais vu, dans ces combats «totaux», des shuto à la nuque ou à la gorge, ou des coups de pied ou de genou aux parties génitales, et qu’il n’y a presque jamais eu d’accidents graves. Il s’agit donc de combats faussement «totaux».

Si tout y était vraiment permis, on serait retombé dans le cas précédent, avec les accidents qu’il comporte.

Une troisième voie est celle d’organiser des compétitions avec des règlements manifestes, comportant beaucoup d’interdictions, avec des disciplines - par exemple le Ju-Jitsu - caractérisées par contre par le fait que tout y est permis.

Le résultat a été des combats où la discipline affichée est totalement déformée et dénaturée, jusqu’à la caricature. C’est la voie suivie, par exemple, par la FFJDA.

Il y a aussi une quatrième voie, celle justement élaborée par notre organisation.

7 - France-Judo : Pourquoi vos combattants ne s’expriment-ils pas en compétition dans des systèmes ou presque tout est permis comme la Boxe Taï, Chute Boxe, Pancrace, Free Fight ?

Maître Surace : Mais plusieurs de mes élèves ont participé à des compétitions de ce genre, et avec des succès brillants…

Par exemple Mathieu Nicourt qui a été deux fois champion d’Europe de vale Tudo en Angleterre et ensuite champion de l’IFC (International Fighting Championship) aux Etats-Unis.

Ou Alexis Genre qui a gagné le « Super-fight », la compétition-clou au « 1er Tournoi des Ceintures d’Or » à Narbonne en 1997.

Voire Andrea Stoppa, qui est devenu un grand champion de kyokushinkai et d’autres disciplines, en conquérant la première place ou le podium dans plusieurs championnats européens et mondiaux, y compris à Tokyo.

Mais, en général, je n’encourage pas mes élèves à cela.

En fait dans ces compétitions où presque tout est permis, le problème est justement dans ce « presque » : qui signifie qu’y sont interdites les techniques plus efficaces en situations réelles.

Si bien que mes élèves, dans des compétitions de ce genre, pour ne pas se faire disqualifier, seraient obligés d’effacer toute une série de reflexes qui par contre ont une importance vitale dans des situations réelles, qui sont celles qui intéressent en Ju-Jitsu.

Et donc leur efficacité en situations réelles se retrouverait diminuée.

En fait dans un combat on agit en grande partie selon les réflexes qu'on a acquis, et les réflexes de mes élèves contrastent trop avec les règlements de ce type de compétitions.

Si bien que, face à des adversaires qui attaquent brutalement mais exposant sans cesse leurs points sensibles et vitaux le plus dangereux (nuque, gorge, yeux, parties génitales, reins, colonne vertébrale, etc.) vu qu’ils sont protégés par le règlement, à nos élèves peuvent fatalement échapper quelques uns des reflexes réalistes qu’ils ont acquis dans nos entraînements, et donc se voir disqualifiés.

Surtout si l’adversaire, n’arrivant pas à prévaloir, et estimant pour une raison ou l’autre que l’arbitre ne le censurera pas, sort du règlement et place quelque coup interdit.

C’est précisément ce qui s’est passé à la seule compétition de ce type à laquelle un de nos clubs a participé officiellement, le « 1er Tournoi des Ceintures d’Or ».

Où par exemple à mon élève Olivier Mingot, ayant reçu un coup de genou au visage interdit par le règlement, se déclencha instantanément le réflexe de lancer un coup de genou aux parties génitales de son adversaire, qui se retrouva "ko" malgré sa coquille, avec intervention de la Croix Rouge.

Si bien que le public - auquel la presse locale avait annoncé qu'il se serait agi de combats où tout était permis, ou presque - adressa à Mingot une véritable ovation.

Ou bien un autre de mes élèves, Alexis Genre, qui par une foudroyante clé en projection dévissa presque le bras de son adversaire qui dut être hospitalisé en urgence.

A ce point je dus avoir recours à toute mon autorité pour empêcher à d'autres de mes élèves d'avoir à leur tour, face aux débordements de certains adversaires, d'autres réactions de ce type qui auraient donné du travail supplémentaire à l'hôpital local.

Cela donna lieu aux situations les plus curieuses. Certains de mes élèves par exemple, pour ne pas frapper les points sensibles de leurs adversaires, totalement découvert pendant leurs attaques, préféraient sortir du tatami…

Il est évident qu’après ce tournoi moi et les autres dirigeants de notre organisation avons décidé de ne plus participer avec notre label à des compétitions où « presque » tout était permis…

Ce qui n’a pas empêché certains de mes élèves de participer pour leur compte, comme nous avons vu, à des compétitions de ce genre, en reportant des brillants succès.

En tout cas nous acceptons aux compétitions que nous organisons tous les combattants qui le souhaitent, de n’importe quel style à main nue.

Mais une grande partie de ces combattants d’autres styles sont découragés d’y participer car nos compétitions se déroulent sur le sol dur, et non pas sur le tatami douillet, et tous les coups y sont vraiment permis, quoique sans blesser grièvement.

8 - France-Judo : Vous insistez sur les subventions de l’Etat que reçoit la FFJDA, qu’en est-il pour vous ? Combien compte de pratiquants le Butokukai ? Qu’elles sont les tarifs des cours, de la licence ?

Maître Surace : Je ne suis certes pas contre le fait que les pouvoirs publics subventionnent des activités sportives ou martiales, mais contre le fait qu’ils le fassent pour des activités qui abusent la bonne foi des jeunes gens, et des citoyens en général, comme la FFJDA en présentant comme Ju-Jitsu quelque chose qui n’y a rien à voir.

Quant à nous, nos divers clubs bénéficient chacun de petites subventions de la part des autorités du coin, et des salles que celles-ci mettent à leurs disposition gratuitement, ou contre des faibles loyers.

Notamment le club parisien (le Koryu Club de France, ex Yawara) depuis des années ne reçoit pas de subventions en argent (même parce qu’il ne les demande pas) mais seulement l’usage de salles de la Mairie ou d’Instituts d’enseignement supérieurs.

Sauf une subvention pour la Coupe du monde WBI de Ju-Jitsu qu’il a organisée à Paris en 1994.

Il est en fait subventionné par ses propres adhérents et si, à la fin de l’année, il y a un déficit, il est comblé par des contributions gracieuses de ses dirigeants.

Les licences-assurances sont de 32 euro, et chaque club a ses propres cotisations qu’il administre de façon autonome. La cotisation annuelle de celui de Paris, bien connue car indiquée entre autre dans nos sites web, est de 365 euros (ordinaire) et 280 (étudiants). Avec possibilité de pratiquer tous les jours, si on le souhaite.

Nos adhérents en France et dans les autre pays (Espagne, Italie, Royaume Uni, Suisse, Belgique, Allemagne, Hongrie, Etats-Unis, Canada, Australie) ne dépassent pas les 9000 unités.

En fait nous accueillons tout le monde, sans distinction de niveau social ou culturel, de nationalité, de religion ou d’orientation politique, mais par la suite la sélection est très rigoureuse, car la formation technique doit être accompagnée en parallèle par une formation éthique adéquate, ne pouvant donner nos techniques à n’importe qui, mais uniquement à qui donne des garanties suffisantes de ne pas en abuser.

9 - France-Judo : Que pensez vous de Jacques Jean Quéro, GrandMaster en Jujitsu Originel, son degré de maîtrise et sa force intérieure sont ils supérieurs aux vôtres ?

Maître Surace : Soyons sérieux… Nous savons tous - y compris, je crois, Quéro - que certains… « pouvoirs » sont des fantaisies, mais cela est beaucoup moins grave que les fantaisies, par exemple, de Rougé et Domagata qui affichent comme Ju-Jitsu quelque chose qui n’en est pas.

Quéro au fond satisfait les aspirations de personnes qui aiment rêver, tandis que ces deux là abusent, depuis des années, des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes, voire l’Etat, en collant abusivement l’étiquette de Ju-Jitsu à quelque chose qui n’y a rien à voir, et obtenant ainsi, de certains bureaux de l’Etat, privilèges, « délégations » et grosses sommes d’argent.

Ce qui est bien plus grave.

10 - France-Judo : Beaucoup de judokas aimeraient tester l’un de vos cours afin de se faire une idée de votre enseignement, êtes vous prêt à les accueillir ?

Maître Surace : Mais nous faisons cela depuis désormais 18 ans… Tous ceux qui souhaitent s’essayer avec nous sont les bienvenus.

Entre autre il est prévu et conseillé, dans notre méthode, que nos élèves se confrontent avec des pratiquants d’autres arts martiaux ou sports de combat.

D’ailleurs, pour une bonne partie de nos élèves, c’est ainsi qu’ils sont arrivés à s’inscrire chez nous, après être venus se tester.

Nos élèves proviennent pour la plupart des arts martiaux les plus divers, s’étant inscrits à nos cours pour se perfectionner. Ce qui me donne depuis des années, sans le vouloir, le panorama complet et détaillé du niveau d’efficacité sur le terrain de tous les arts martiaux en France. Et donc on ne peut pas me raconter des histoires…


Les destinataires de ce reportage sont autorisés exceptionnellement à le publier entièrement ou en partie, au titre tout à fait gratuit

Pour d’autres renseignements ou pour photos ou reportages exclusifs contacter

The recipients of this report are exceptionally authorized to publish it completely or partially, in the completely free title.

For other information to or photos and exclusive reports to contact



accueil / Maître Surace / à la une / vidéos / self-défense / reportages / compétitions / témoignages / techniques / cours
EJJU-IJJF / Butokukai news / annexe / bannières / boutique / recommander ce site / contact / plan du site / haut
 

Google
Web www.surace-jujitsu.fr